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  • : Ce blog vous présente Michaël Leclercq, Conseiller Communal à Thuin et Chroniqueur à la RTBF. Nous vous souhaitons un bon surf !
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  http://www.actu24.be/article/regions/provincehainaut/infoshai/%C3%A9colo_incite_beaumont__a_participer_au_projet_eolien/241738.aspx


L’éolien à Beaumont :
Opportunité financière dans un partenariat public – privé.


Virginie BOUILLET – Ecolo Beaumont - Conseillère CPAS.
Michaël LECLERCQ – Ecolo Thuin, groupe de réflexion sur le développement Eolien

Introduction.

Le but de cette note n’est pas d’ouvrir, de nouveau, un débat sur l’éolien : pour ou contre...
Par contre, elle veut démontrer, en ces temps de crise financière et de « libéralisation » du marché de l’énergie, la possibilité offerte au citoyen et au pouvoir local de s’approprier leurs ressources naturelles et leurs énergies renouvelables dans l’esprit du développement durable.


La locale Ecolo de Beaumont pense que l’énergie éolienne est une technologie reconnue comme moyen efficace de réduire la production des gaz à effet de serre tels que le CO2. Le GIEC (Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat) recommande notamment le développement de parcs éoliens afin de réduire les émissions polluantes générées par la production électrique traditionnelle (GIEC 2007). C’est pourquoi, dans le cadre du protocole de Kyoto (ratifié par la Belgique), cette technologie, avec les autres productions d’énergie renouvelable, remporte un tel succès actuellement.

Mais nous ne voulons pas que ce développement éolien se fasse de façon anarchique et ayant pour seul but, en soi, l’enrichissement de promoteurs : il est indispensable de penser globalement tout nouveau parc, dans le respect des contraintes locales, qu’elles soient paysagères, naturelles et surtout sociales.

L’implantation d’un parc éolien dans notre commune peut offrir certains avantages financiers. Les citoyens ou les pouvoirs publics locaux peuvent en effet proposer au promoteur une formule de partenariat et investir individuellement ou collectivement dans le projet, via par exemple une coopérative citoyenne.

C’est ce qu’ont fait un millier de coopérants wallons de « Allons en vent » à Houyet, les citoyens de Dour, ... et 12.000 coopérants de « Ecopower » à Eeklo, en Flandre.
Que gagnent-ils ? Une rentrée financière stable, d’éventuelles réductions de factures d’électricité (comme à Eeklo) et le réinvestissement des bénéfices dans des projets locaux de développement durable.
Ces citoyens participent activement aux prises de décision relatives au parc éolien.
Ils insufflent également une nouvelle dynamique locale : Fête du vent, animations scolaires, activités pédagogiques, vie associative, ...

Qu’en sera-t-il à Beaumont ?

Rendements.

Rendement et indépendance énergétique.

Les parcs éoliens wallons tournent plus de 80% du temps. Une éolienne démarre quand le vent atteint la vitesse de 3 mètres/seconde (11 km/h) et s’arrête – pour des raisons de sécurité - lorsqu’il dépasse 25 mètres/seconde (90 km/h). La vitesse moyenne du vent en Wallonie se situe autour de 5,5 mètres/seconde (20 km/h), ce qui permet aux éoliennes de tourner plus de 80% du temps. De plus, les développeurs de projets choisissent généralement des sites plus venteux que la moyenne. Cette durée moyenne de fonctionnement permet une production très efficace

Pourquoi la rumeur parle-t-elle de 25% ? Ce chiffre est établi en calculant le ratio entre l’énergie réellement produite et l’énergie que l’éolienne aurait produite si elle fonctionnait constamment à puissance maximale.

Toute production à partir d’énergie renouvelable évite la consommation de combustibles fossiles ou nucléaires. L’obligation de prévision continue de la production éolienne permet d’ajuster au mieux les autres sources de production.

Enfin, la production éolienne permet dans nos régions rurales d’envisager une certaine indépendance énergétique. Une éolienne de 2,5 GW produit 5500 MWh par an et permet d’assurer la consommation de 1570 ménages.

Rendement financier.

L’implantation d’un parc éolien coûte, approximativement, 1.200 €  par kW installé. Cette dépense se réparti comme suit : 5% d’ingénierie, 2% de levage et transport, 10% de raccordement électrique, 8% de génie civil et 75% d’achat d’éolienne. Une éolienne de 2MW coûte donc approximativement : 2.400.000 € d’après l’APERe. « Vents d’Houyet » table, lui, sur 3.500.000 € (2008) (2,5MW). Les éoliennes de la commune de Dour coûtent 2.625.000 €  (2MW)
 
Evidemment, le calcul de rentabilité d’une centrale éolienne est le rapport entre l’électricité produite (et vendue) et le coût de l’installation et de la maintenance.

Pour un parc éolien de 6  x 2,5 MW = 15MW

Disponibilité à 100% : 2000 h/an selon l’Apère ou bien,
Disponibilité à 100% = 365j x 80% ce que tourne réellement l’éolienne x 33% temps de puissance nominale = 2236h/an.

Puissance nominale = 15MW
Durée de fonctionnement = 20 ans.
Production annuelle = 15 x 2.000 = 30.000 MWh

Prix du MWh :
12€ à 15€ (prix vert : électricité produite par l’éolien)
(NB l’énergie produite par le non renouvelable est vendue 60€. Pourtant l’énergie nucléaire coûte 20€ par MWh…)
Certificat vert par MWh : 65€ garanti par la RW, actuellement racheté sur le marché à 90€
Prix de vente actuel : 13,50€ (moyenne) + 90€ = 103,50€ arrondi à 100€

Chiffre d’affaire annuel = 30.000 MWh x 100 € = 3.000.000 € (1 éolienne = 500.000€)

Amortissement :

Coût du parc de 15 MWh = 3.500.000 € x 6 = 21.000.000€
Temps de retour = coût du parc / chiffre d’affaire annuel = 21.000.000 / 3.000.000 = 7 ans.

L’éolienne est donc remboursée en 7 ans.
L’amortissement peut être étalé sur 15 – 20 ans afin de permettre un rendement financier dès la première année.

Avantages financiers

Une commune peut recevoir un subside de la Région wallonne jusqu’à une participation de 24,9% dans la société créée qui développe le projet éolien.
Une commune est exemptée d’impôt.

Electricité produite pour les locaux.

Comme il n’est pas possible de stocker l’électricité, l’énergie produite est vendue et injectée dans le réseau national (et international).

Toutes les installations collectives de production d’énergie électrique fonctionnent selon ce principe (centrales au gaz, nucléaire, éolien,…).

Chaque consommateur puise sur ce réseau l’électricité dont il a besoin au moment où il en a besoin.

Notons tout de même que l’électricité est paresseuse. Elle choisit le chemin le plus court et le plus facile…

L’énergie électrique produite à Barbençon est injectée dans la sous-station de Solre-St-Géry. Elle sera donc principalement consommée dans les alentours, réduisant les pertes en lignes et le coût liés au transport d’énergie sur de longues distances.

Participation « citoyenne ».

La Commission Européenne est claire à ce sujet : « L’économie locale est une des clés d’un développement durable et de notre indépendance énergétique. Les communes et les citoyens doivent s’approprier les énergies renouvelables et les développer pour leur bien-être et leur bénéfice direct. »

Le « gisement vent » appartient aux « locaux » : c’est une ressource énergétique, tout comme le pétrole l’est dans les pays producteurs.

Il n’est pas normal que les bénéfices reviennent aux seules sociétés privées : il faut que le public soit partenaire et par là profite de retombées financières.

Une commune peut prendre part dans une société productrice d’énergie
La RW incite les communes et les citoyens à être le moteur du développement éolien.

Des exemples existent.

Vents d’Houyet – Emissions Zéro .

L’ASBL Vents d’Houyet, concepteur de parcs éoliens, invite les communes et la population locale à participer, de manière significative : 2/3 dans le financement et les recettes, l’ASBL et ses partenaires assurant le 1/3 restant. La souscription se fait par l’intermédiaire de la coopérative « Emission Zéro » et si l’ancrage local le souhaite, cette coopérative transfère les parts souscrites à une nouvelle coopérative citoyenne créée dans la commune.

En 2007, l’ « éolienne des enfants », propriété de 840 coopérateurs (regroupés dans « Allons en vent S.C.) a réalisé, pour 210.000 € de capital apporté (2.100 parts à 100 €), un boni à redistribuer de 47.000 € (soit 22,38 €/part). Rendement financier (22,38%) largement supérieur à n’importe quel placement bancaire !

Attention, ces chiffres couvrent l’année 2007 : La coopérative « Emissions Zéro » garantit un rendement annuel de 6%, sans surprises aux futurs citoyens « coopérateurs » !

Par contre, il faut savoir que les promoteurs éoliens garantissent, auprès des banques pour obtenir leurs financements, un rendement de 25% !!!

Villers-le-Bouillet.

La commune a investi 74.700€ dans une société coopérative à finalité sociale : Energie citoyenne SCRL. Il faut 300.000€ comme mise de fond pour acheter une éolienne à la SPE.

Le fond d’énergie social et durable, Energie 2030 et la SLF société de Leasing de Financement et d'économie d'énergie, participent chacune à hauteur de 25%. La participation de la commune de 24,9% permet de demander des subsides à la RW. L’éolienne sera autofinancée après 2-3 ans !

Saint-Vith.

La commune lance un appel d’offres pour la location de ses terrains afin d’y implanter un parc éolien : elle touchera 30.000 €/ éolienne pour la location et pourra participer financièrement au projet à concurrence de 15%.

Dison – Limbourg – Baelen – Welkenraedt – Thimister-Clermont.
Veulent se lancer, elles aussi, dans une participation financière lors de la création d’un parc éolien sur ces 5 communes.

Dour.
Projette, pour l’extension de son parc,  une éolienne citoyenne et coopérative à 260 € la part et une éolienne communale. (Permis octroyé le 6/02/2008).

Nivelle.
Vient de refuser à l’unanimité le projet déposé par Green Wind, car la ville a comme objectif de développer un projet citoyen et de mettre en place un véritable partenariat public-privé.

A Beaumont.

Plaine des Sept Anes (Barbençon-Erpion).
Dès 1995, la Société GREENWIND avait commencé les démarches en vue de la construction d’un parc éolien de 10 machines sur la plaine des Sept Anes (territoires de Barbençon – Beaumont et Erpion - Froidchapelle).

Fiche technique :
• 10 éoliennes
• Puissance unitaire = 2,5 MW/éolienne
• Diamètre du rotor = 100 m
• Hauteur de la tour = 100 m
• Vitesse moyenne du vent = 2.000 h/an à 6m/s
• Production estimée = 46 GWh/an

Les éoliennes sont actuellement (décembre 2008) en cours de montage. Les travaux de voiries et de raccordement électriques étant terminés.

La société Greenwind avait proposé à l’administration communale, dans un courrier daté du 04/10/05 :
• 5000 €/an indexé pour un droit de surplomb au-dessus d’une parcelle communale (bois communal)
• 5000 €/an indexé pour la traversée d’une tranchée (1,4m de p x 0,8 m de l) dans un bois communal  - La tranchée n’a pas été réalisée.
• Et une participation dans le parc. Il n’y a pas eu de réaction du Conseil communal sur ce dernier point !

Dans ce parc, on peut dire que le bénéfice d’exploitation revient essentiellement à la société GREENWIND : elle verse la location des terrains aux propriétaires.

La production estimée est de 46 GWh/an (équivalent à la consommation de 13.600 foyers)
Du point de vue financier : 46.000 MWh x 100 € = 4.600.000 €/an !

Nouveau parc – extension ???

Lieu-dit : « Moulin à vent » ! ça ne s’invente pas !!!

La société GREEN WIND projette d’implanter 10 nouvelles machines identiques à celles en construction (puissance envisagée de 2,5MW/éolienne), et compte sur les mêmes chiffres que la plaine des Sept Anes, nous pouvons donc extrapoler les données suivantes pour une seule machine :
Disponibilité à 100% : 2000 h/an
Puissance nominale = 25MW
Mais l’annonce de Green Wind parle de 30MW…
Durée de fonctionnement = 20 ans.
Production annuelle = 25 x 2.000 = 50.000MWh

Prix moyen du MWh  = 100 €
Chiffre d’affaire annuel par éolienne = 5.000 MWh x 100€ = 500.000 €

Coût de la machine = 2,5MWh x 1.400 € = 3.500.000€

Temps de retour = coût machine / chiffre d’affaire annuel = 3.500.000 / 500.000 = 7 ans.

Comment faire ? Les propositions d’Ecolo pour Beaumont.
Comme les chiffres et les exemples le montrent, si le dossier est bien négocié, les retombées financières peuvent être très importantes pour la collectivité (pouvoir et population locaux).

Dans ce cas-ci, la société GREEN WIND, déjà propriétaire des éoliennes de Sept Anes désire relancer l’implantation d’un nouveau parc à proximité. Il faudra donc négocier avec ce partenaire privé.

Pour la plaine des Sept Anes, GREEN WIND avait proposé la participation financière de la commune (courrier du 04/10/05). Ils ne semblent donc pas « allergiques » au partenariat.

Et le refus récent de Nivelles à cette société démontre la place qu’une commune doit avoir dans une négociation…

Reste à déterminer comment une commune peut s’investir, et investir dans l’éolien :

En premier lieu, c’est la commune qui devrait établir une cartographie du potentiel éolien de son territoire.
Ensuite, il conviendrait d’établir un cahier des charges pour répondre à des critères citoyens concernant leur investissement, et leur environnement.
Enfin un appel à projet à l’attention des développeurs pourrait être lancé.

Il va aussi de soit qu’une concertation ou collaboration avec les Communes limitrophes est nécessaire.

L’exemple de l’ASBL Vents d’Houyet peut très bien être une référence pour Beaumont :

1) Les citoyens et leur commune sont impliqués à 66% dans le parc sur leur territoire. Ils sont pleins propriétaires dès le départ et financent leur acquisition avec le produit de la vente de l’électricité. En cas de trop faible participation locale, prioritaire, les co-propriétaires pourront assurer le financement du solde, étant entendu que la priorité des 66% du parc revient aux acteurs locaux.

2) Vents d’Houyet, parcs éoliens citoyens est le concepteur et le maître d’œuvre du parc. Par convention signée au moment du dépôt de permis, il s’engage à céder 1/3 du parc à la commune et 1/3 aux citoyens, prioritairement de l’entité. Vents d’Houyet conserve le dernier tiers, pour financer ses activités liées à l’environnement et l’éducation.

3) Un syndic pour les copropriétaires sera mis en place et gérera l’exploitation du parc. Cette structure permet l’accès à l’exploitation de ressources locales moyennant de très faibles investissements, permet aux communes et aux citoyens de bénéficier des retombées importantes de leurs gisements « vents locaux ».

Exemple en chiffre :

Un parc de 6 unités de 2MW représente un investissement de 21 millions d’euros, soit 6 x 3.5 millions € /machine. (Prix 2008) Pour la coopérative citoyenne, l’achat de 2 machines (33%) représente 7 millions d’euros. Les Fonds propres à rassembler sont ici de 260.000 € / par éolienne. En effet les citoyens peuvent acquérir une machine, par exemple de 2 MWatt, moyennant la souscription de minimum 1000 parts de 260 €, soit 260.000 €. 1 coopérateur peut souscrire jusque 10 parts. Une opération ‘cochon-tirelire’ qui permet l’accès à toute personne, qui économiserait 5€ par semaine x 52 semaines = 1 part.

A titre indicatif les coopératives « Allons en vent » et « Alert Sassouffle », propriétaires de 2 éoliennes de puissance inférieures (0,8 MWh/unité) à Mesnil-Eglise ont rassemblé 460.000 € en quelques mois !  

Conclusions.

Le vent, exploité par les technologies actuelles, est une source d’énergie renouvelable et aussi rentable, tout à fait dans l’esprit du développement durable. Le protocole de Kyoto, ratifié par la Belgique, demande aux collectivités locales d’investir dans les énergies renouvelables afin de diminuer l’émission des gaz responsables du réchauffement de la planète. La Commission Européenne travaille afin que « les communes et les citoyens s’approprient les énergies renouvelables et les développent pour leur bien-être et leur bénéfice direct ».

A Beaumont et Froidchapelle, nous avons la chance de posséder des endroits où cette source d’énergie est particulièrement intéressante et où l’implantation d’un parc éolien est socialement et « environnementalement » acceptable.

Il est souhaitable que les bénéfices engendrés par l’exploitation de cette ressource locale ne soient pas redistribués à la collectivité : si nous parlions de pétrole ou d’eau minérale, la question ne se poserait même pas !

Le pouvoir local et les citoyens peuvent-ils se contenter de la location d’un terrain ou la compensation de passage de câbles ?

Les prometteurs éoliens, comme le dit Jean-François Mitsch (Energies-Dyle), « ne peuvent négliger, aujourd’hui, la poussée citoyenne : ils doivent partager, échanger et accepter de revoir leurs avantages » !

C’est pourquoi la locale Ecolo de Beaumont prône la participation du pouvoir communal et des citoyens Beaumontois à l’exploitation de LEUR vent. Que, dans le cadre d’une concertation entre les citoyens, les pouvoirs locaux et les promoteurs éoliens se dégage un consensus afin que les bénéfices de l’exploitation du vent local soient équitablement partagés au sein de la collectivité locale.

Pour qu’un projet éolien ne soit pas considéré comme une intrusion, l’implication communale et/ou citoyenne permet une forme d’appropriation de celui-ci.


Bibliographie

Eolien – Rumeurs et réalités – Service Public de Wallonie – DGO Aménagement du Territoire, Logement, Patrimoine et Energie – 2007.
Bientôt des éoliennes dans ma commune – Eoliennes citoyennes (paysages partagés – richesses partagées) – Vents d’Houyet ASBL Economie solidaire et développement durable.
Liens internet
APERe :
http://www.apere.org/fr/epingle/epingle.php
Emissions Zéro : http://www.emissions-zero.com
Eoliennes de Dour : http://www.mondour.be/blog/index.php/?q=%E9olienne
Eoliennes Wallonie : http://eoliennes-wallonie.energies-dyle.be/
Portail de l’énergie en Région wallonne : http://energie.wallonie.be/fr/index.html?IDC=6018
Vents d’Houyet : http://www.vents-houyet.be/
 
Annexes.

Interpellation de J-F MITSCH (Energies-Dyles.be)

Communique, interpellation

Monsieur le Président
Messieurs les Ministres
Messieurs les Bourgmestres
Mesdames, Messieurs

Des parachutes en or dans l’éolien ?

Les citoyens sont inquiets, interpellés dans leur pouvoir d’achat et/ou leurs épargnes, ils comprennent très bien que l’éolien est un investissement rentable.

Le pouvoir politique doit saisir cet instant pour reconstruire la confiance avec les citoyens.

L’éolien ne résoudra pas seul la problématique du climat et l’augmentation du prix de l’énergie, il y contribuera. Off et On-shore alliés et pas rivaux, ce challenge est l’affaire et la décision de chacun.

Le problème du ‘climat’ n’est pas un produit financier où certains s’enrichissent.
L’éolien ne peut être vecteur uniquement de bénéfices, l’éolien c’est l’indépendance énergétique, développement économique local, la gestion et la protection de notre environnement…

Le moment est venu pour la collectivité de se réapproprier un gisement très rentable, le vent, pour améliorer son bien être, se créer des opportunités de revenus pour un développement durable qui le concerne ; proche de chez lui.

Le temps des initiatives privées, essentielles ces dernières années pour promouvoir la filière, ce temps a évolué.

Place aux Parcs éoliens citoyens, propriété des communes et de leurs administrés. Le vent, doit servir à chacun, place à un véritable partenariat public privé.

La prise de conscience des communes
Le rôle d’une commune n’est pas à priori d’exploiter ses ressources. La possibilité d’être exploitant d’éoliennes est un phénomène nouveau. Seule une information claire sur les revenus du gisement ‘vent’ (plan financier) convainc un bourgmestre, un échevin ou un conseiller. Aujourd’hui le voile est tombé et chaque administration un brin curieuse SAIT ce que l’énergie du vent peut lui allouer des revenus annuels substantiels. L’éolien est un bras financier que plus aucune commune ne peut négliger.
Le temps est donc propice pour un engagement responsable.

L’interpellation des promoteurs éoliens
Aujourd’hui plus aucun promoteur éolien ne peut négliger la poussée citoyenne : hostile ou participative. Des signaux timides indiquent un changement. Le territoire wallon est limité et la covisibilité de parcs tombe sous le sens. Il faut partager, échanger et accepter de revoir ses avantages.
Hier, les rares parcs installés posaient peu de problèmes, le téléscopage actuel des projets crée un immense malaise. Les bureaux d’études, la Région, les Communes… les promoteurs, eux-mêmes, ont difficile à assumer l’anarchie. Les citoyens, eux, sont perdus, mais sont-ils impuissants pour autant ?
Il est indispensable d’établir des règles éthiques entre promoteurs, basées sur une meilleure évaluation des projets en termes de nombre de machines, hauteur, distance, intégration… évaluation tenant compte des spécifications locales et des plus-value pour les populations « sous les pales » ?

Dans ce contexte nous demandons une réunion de travail avec les promoteurs des projets, les autorités publiques concernées, les représentants des riverains, nous suggérons que le facilitateur éolien (Apere) coordonne cette rencontre dans le cadre de la mission confiée par Monsieur le Ministre de l’énergie pour l’encadrement des communes et de la participation citoyenne, en espérant la présence des autres membres de l’industrie des énergies renouvelables via EDORA, ainsi que les acteurs publics et privés financiers locaux et des structures intercommunales de l’énergie.

Copie de ce courrier aux autorités communales et régionales, à GreenWind, EDORA, Apere, à la presse et à nos milliers de sympathisants.

Pour Energies-Dyle.be - Jean-François Mitsch



 
Courrier de la locale Ecolo aux Bourgmestre et Président du CPAS.

  Beaumont, le 18 décembre 2008.
Locale Beaumont
www.beaumont.ecolo.be


Monsieur le Bourgmestre,
Monsieur le Président du CPAS,

Objet : Participation dans la future extension du parc éolien de Barbençon.

Le vent, exploité par les technologies actuelles, est une source d’énergie renouvelable et aussi rentable, tout à fait dans l’esprit du développement durable. Le protocole de Kyoto, ratifié par la Belgique, demande aux collectivités locales d’investir dans les énergies renouvelables afin de diminuer l’émission des gaz responsables du réchauffement de la planète. La Commission Européenne travaille afin que « les communes et les citoyens s’approprient les énergies renouvelables et les développent pour leur bien-être et leur bénéfice direct ». Pour qu’un projet éolien ne soit pas considéré comme une intrusion, l’implication communale et/ou citoyenne permet une forme d’appropriation de celui-ci. Les promoteurs éoliens, comme le dit Jean-François Mitsch (Energies-Dyle), « ne peuvent négliger, aujourd’hui, la poussée citoyenne : ils doivent partager, échanger et accepter de revoir leurs avantages » !
A Beaumont, nous avons la chance de posséder des endroits où cette source d’énergie est particulièrement intéressante et où l’implantation d’un parc éolien est socialement et « environnementalement » acceptable : ce n’est pas par hasard que la société GREENWIND entame des démarches en vue de l’extension du parc éolien de Barbençon-Erpion.
Au vu de tous ces éléments, il est souhaitable que les bénéfices engendrés par l’exploitation de cette ressource locale soient redistribués à la collectivité : si nous parlions de pétrole ou d’eau minérale, la question ne se poserait même pas ! Le pouvoir local et les citoyens peuvent-ils se contenter de la location d’un terrain ou de la compensation de passage de câbles ? Quelques communes de la Région wallonne se sont déjà lancées avec succès dans une participation active à l’exploitation de cette ressource naturelle et en retirent des avantages conséquents.
La locale Ecolo estime que l’extension de ce parc est une chance à saisir, mais doit-être avant tout une initiative de la ville de Beaumont. Tout d’abord pour en maîtriser l’impact paysager et limiter éventuellement le nombre d’éoliennes. Enfin pour que la participation du pouvoir communal et des citoyens Beaumontois à l’exploitation de LEUR vent soit effective. La locale Ecolo de Beaumont prône également que, dans le cadre d’une concertation entre les citoyens, les pouvoirs locaux et les promoteurs éoliens se dégage un consensus afin que les bénéfices de l’exploitation du vent local soient équitablement partagés au sein de la collectivité. Nous voudrions en débattre lors d’une séance publique que vous ne manquerez pas d’organiser.
Vous remerciant de l’attention que vous prêtez à notre demande et de la réponse que vous ne manquerez pas de nous communiquer, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Bourgmestre, Monsieur le Président, l’expression de nos salutations distinguées.

 Virginie BOUILLET Jean-Valère MORIAME
 Conseillère CPAS Secrétaire de la locale

 

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