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  • : Ecolo - Michaël Leclercq - Thuin
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  • : Ce blog vous présente Michaël Leclercq, Conseiller Communal à Thuin et Chroniqueur à la RTBF. Nous vous souhaitons un bon surf !
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Régionales 2009 : Présentation des priorités de campagne dans le canton de Binche pour la liste Ecolo de l’arrondissement de Thuin.

 

Quelques chiffres pour l’arrondissement de Thuin et le canton de Binche.

L’arrondissement de Thuin a la particularité de se situer sur des bassins socio-économiques différents. Que ce soit bassin de la Haine, la Botte du Hainaut, ou la Thudinie, nous pourrions définir ceux-ci en fonction des revenus des habitants, ce qui correspond assez bien à une réalité géographique. (cfr carte)

Avec dans le Nord, les communes  de Morlanwelz, Binche, Anderlues, Estinnes, Merbes-le-Château, Erquelinnes. Au centre, Lobbes, Thuin, Ham-sur-Heure-Nalinnes. Au sud, Beaumont, Froidchapelle, Sivry-Rance, Chimay, Momignies.

1.1      Données démographiques

L’arrondissement compte 934 km² et 146.977 habitants, soit une densité de 157habitants/km². Mais les disparités entre le nord et le sud sont énormes :

Morlanwelz 918 habitants/km² et Chimay, 50 habitants/km²

 

Parmi les 7 arrondissements de la province de Hainaut, il se situe à la 1ème place par rapport à sa surface, à la 4ème par rapport à son nombre d’habitants et à la 7ème place par rapport à sa densité.

 

1.2      Demandeurs d’Emploi

La moyenne des demandeurs d’emplois inoccupés  est de 17,09% (RW 16,31%).

Le canton de Binche flirte avec les 20% de demandeurs d’emplois…

1.3      Revenus d’Insertion

207 personnes bénéficient d’un revenu d’insertion à Morlanwelz (1.19% du nombre d'habitants), 370 RI à Binche (1.13%), 85 RI à Anderlues (0.76 %).

HSH est à 0.21% pour avoir un ordre de grandeur.

1.4      Revenus

Le niveau de richesse[1] est inférieur à celui de la région Wallonne (94 en RW, 104 en Flandre). Les communes sont largement en deçà avec un indice de 82 pour Anderlues, 85 pour Morlanwelz et 86 pour Binche.




La création d’emplois à travers
4 priorités :

La crise et le GREEN DEAL dans notre région.

La crise financière et économique touche durement notre région. Elle pourrait déboucher sur une crise sociale grave. Les Verts fondent leur projet sur le développement durable et proposent un nouveau Green Deal, en vue entre autres d’orienter massivement les investissements publics et privés vers les secteurs verts, contribuant à la création d’activités économiques durables d’emplois et de solidarité. Les politiques vertes, avec 42 millions d’€, sont malheureusement quasi absentes du plan Marshall (1Milliard d’€) et du plan de relance (1/2 milliard d’€). 45.000 emplois pourraient pourtant être créés en Wallonie grâce à l’économie verte.

Ces solutions diminueront également les émissions de CO2 et de gaz à effet de serre pour répondre à l’immense défi du réchauffement climatique. C’est sur base de ce projet que nous avons défini nos priorités pour la Région avec :

  1. Le développement de l’économie sociale.
  2. La création d’Eco-Zonings ou l’amélioration des ZAE existantes
  3. L’amélioration et la rénovation des logements.
  4. L’adéquation des filières d’enseignement qualifiant aux besoins des entreprises et aux nouvelles filières vertes.
  1. L’ECONOMIE SOCIALE

Ni secteur privé classique, ni secteur public, les entreprises d’économie sociale peuvent devenir des acteurs-clé dans les politiques de création d’emplois et de développement économique et durable. Les acteurs de l’économie sociale sont souvent à la pointe de l’innovation, de l’inventivité et de la créativité. 

L'économie sociale est généralement considérée comme un troisième secteur, un espace hors des étiquettes traditionnelles, où économique rime avec éthique, solidarité et humanisme.

Le secteur de l'économie sociale recouvre les activités économiques exercées par des sociétés, principalement coopératives, des mutualités et des associations, dont l'éthique se traduit par le respect de quatre grands principes :

  1. la finalité de service aux travailleurs ou à la collectivité plutôt que le profit ;
  2. l'autonomie de gestion ;
  3. le processus de décision démocratique ;
  4. la primauté des personnes et du travail sur le capital dans la répartition des revenus.

Le champ de l'économie sociale n'est absolument pas limité à certains secteurs d'activité ; on peut trouver des entreprises d'économie sociale dans la construction, l'électricité, l'horticulture, le recyclage, le cinéma, les services de proximité, les produits biologiques...

EKOSERVICES BINCHE (aide-ménagère), ABEM Binche (logement social AIS), AMA Anderlues (Marbres), Aged 'Or Services, Binche, CPAS ANDERLUES-LAVOIR BRICOLAGE-MAGASIN SOCIAL, EPICERIESOCIALE - AU P'TIT BENEF Anderlues, LES AMBULANCES LAUTE, Binche…

L’économie sociale peut également être actrice pour une série de besoins de biens et de services qui ne sont pas encore suffisamment disponibles :

·         dans le domaine de la collecte, du recyclage et/ou de la valorisation des déchets ménagers organiques ;

·         dans le domaine de l'environnement où de nombreuses initiatives sont à prendre : gestion des espaces naturels, recyclage des déchets, création et entretien d’espaces publics.

·         dans le domaine de l’agriculture ou du maraîchage durable (ex : projets de jardins collectifs).

·         dans le domaine de l’éco-bio-construction, dans le secteur du logement social, de la rénovation des logements existants nécessitant de nombreux investissements en argent et en main-d’œuvre.

 

  1. LES ECO-ZONINGS

Il est important de donner à nos zonings une image forte d’entreprises innovantes, créatrices d’emplois durables et stables, dont les activités ont une haute valeur ajoutée, mais aussi performantes sur le plan de la gestion énergétique et de la qualité environnementale.

L’emploi est au cœur des préoccupations des citoyens. Cette question est centrale et ne peut trouver des pistes de solutions que dans la création d’activités, source d’emplois. L’emploi local trouvera également sa source dans les activités au service des besoins de l’homme et de l’environnement : c'est-à-dire dans les projets de développement durable.

L’écologie industrielle considère le système industriel comme une forme particulière d’écosystème et y applique un ensemble de principes :

la valorisation systématique de tous les déchets, la minimisation des flux totaux de matière tout en assurant des services au moins équivalents, la réduction de l’intensité d’énergie et de matière par unité de production, la prolongation de la durée de vie des produits en favorisant des activités telles la réutilisation des ressources, la réparation, la remise en état et le recyclage.

L’objectif des éco-zonings est de créer des synergies éco-industrielles entre les acteurs économiques. Concrètement, cela peut se traduire par :

  • la valorisation et l’échange de flux industriels (déchets, eaux, coproduits,…);
  • la mutualisation des services aux entreprises (gestion collective des déchets, réutilisation des eaux pluviales, plans de déplacements du personnel, …);
  • le partage d’équipement (chaudière, co- génération, unité de traitement des eaux,…)
  • la création de nouvelles activités (valorisation des sous produits et développement de nouveaux produits et services).

Zoning Plateau Roland (Leval) : ZONE MIXTE  0% de disponible (Surface totale: 28,64 hectares)

Zoning Hupin (Binche) : HALL- RELAIS

Zoning Bray-Péronnes : ZONE INDUSTRIELLE 34% de disponible (Surface totale: 44,42 hectares

Zoning Anderlues : ZONE MIXTE  80% de disponible (Surface totale: 5,38 hectares)

Zoning Morlanwelz : ZONE MIXTE 0% disponible (Surface totale: 42,72 hectares)

 

 

  1. L’amélioration et la rénovation du logement

Le parc de logements de la région se caractérise par un degré prononcé de vétusté: 35,5% des logements du Hainaut datent d’avant 1945 (d’après l’enquête socio-économique générale de 2001).

Le fait d’avoir un parc de bâtiment anciens impacte fortement la performance énergétique des bâtiments et ce de deux façons :

  • les bâtiments construits à cette époque ne répondent pas aux normes d’isolation (faible isolation des parois, absence d’isolation du sol et de la toiture la plupart du temps) ;
  • rendre ces bâtiments plus efficaces énergétiquement parlant nécessite de lourdes rénovations et donc un important coût en termes financiers mais également de confort.

Le tableau suivant montre en outre le faible degré de performance énergétique des bâtiments dans les différentes communes de la zone:

 

LIEU DE RESIDENCE

TOTAL (y compris non spécifié)

DOUBLE VITRAGE

TOITURE ISOLEE

MURS EXTERIEURS ISOLES

TUYAUX DE CHAUFFAGE ISOLES

Oui

Non

Complètement

Partiellement

NON

OUI

NON

OUI

NON

OUI

Anderlues

4.659

1.482

2.989

1.034

1.406

2.043

1.859

2.516

1.025

1.215

1.790

Morlanwelz

7.172

2.218

4.688

1.406

2.397

3.139

2.928

3.828

1.528

1.907

2.772

Binche

13.134

4.826

7.774

2.583

3.680

5.959

5.028

7.370

2.441

3.775

4.716

Total

24.965

8.526

15.451

5.023

7.483

11.141

9.815

13.714

4.994

6.897

9.278

 

De ce tableau, on peut retenir les enseignements suivants :

  • 34,1% des logements de la zone n’ont pas de double vitrage;
  • 20% des logements sont équipés complètement de doubles vitrage;
  • Seuls 39,3% des logements sont isolés au niveau de la toiture;
  • On ne trouve des tuyaux de chauffage isolés que dans 37,1% des logements.

 La consommation des logements est trop souvent largement excessive et toute politique énergétique durable impose une réduction très forte de cette consommation. 1/3 des émissions de CO² est issu du secteur de l’habitat.

De plus, lorsque les revenus sont menacés, quand la pauvreté gagne du terrain, l’accès à un logement décent devient de plus en plus ardu. Le logement social est insuffisant, et souvent beaucoup trop vétuste.

Il faut améliorer la qualité et la salubrité des logements et se mobiliser pour rendre le parc immobilier régional énergétiquement plus efficace au profit de tous. Le palais de justice de Binche est un exemple d’insalubrité de bâtiment public.

En plus de leur intérêt écologique, la diminution des dépenses énergétiques permet de réaliser des économies à long terme et de dégager ainsi des moyens financiers supplémentaires au profit de tous, à commencer par celles et ceux qui en ont le plus besoin.

De cette façon, la Belgique pourra quitter son statut de 24ème pays européen sur 27 en matière d’efficacité énergétique ! Et de l’emploi pourra être créé à l’image de ce que les Allemands ont réussi avec leur vaste plan d’isolation

Aujourd’hui, une bonne partie de la population ne peut financer ces travaux d’isolation, même s’ils sont rentables.  Les pouvoirs publics manquent aussi d’ambition pour leurs propres bâtiments.  C’est pourquoi nous proposons le partenariat public ménage pour financer cette isolation, pour les propriétaires, et pour les locataires.

  • Un seul interlocuteur qui, sur base d’un audit énergétique, détermine les priorités énergétiques et qui prend en charge les démarches administratives.
  • Un organisme qui finance entièrement les investissements sur base du tiers-investisseur.

Créer du logement, ou le rénover sont des chantiers pourvoyeurs d’emplois. La facilitation de la procédure d’accès aux primes, et l’accompagnement va permettre une rénovation importante du logement dans la région. Beaucoup d’emplois pourront être créés. Mais il faudra aussi assurer une formation adaptée à ces nouvelles techniques.

 

  1. L’enseignement

 

Pour sortir de la crise et promouvoir un autre mode de développement, l’école a un rôle fondamental à jouer, et plus particulièrement ses filières qualifiantes.

Pour revaloriser l’enseignement technique et professionnel, les CEFA (centres d’éducation et de formation en alternance), il faut redonner du sens à ces filières en les orientant vers les métiers d’avenir et les besoins de notre région.

Le redéploiement de l’offre et de la qualité pédagogique de l’enseignement technique et professionnel, y compris pour les filières en alternance, s’impose pour Ecolo comme une priorité. Il doit naturellement s’envisager en synergie avec les acteurs socio-économiques et les opérateurs de formation, pour avancer vers plus de cohérence et mieux prendre en compte les besoins et spécificités de chaque bassin de vie. A l’instar de l’expérience inter-réseau de Charleroi, il est possible de dégager les filières porteuses d’emploi.

 

Plus largement, miser sur l’éducation des jeunes, sur la formation professionnelle des demandeurs d’emploi et sur la formation continue des travailleurs, c’est valoriser les compétences de chacun pour répondre aux défis socio-économiques et environnementaux d’aujourd’hui et de demain. Dans ce cadre, la formation aux métiers émergents de l’économie verte sera particulièrement développée. C'est-à-dire les métiers qui concernent l’efficacité énergétique, les énergies renouvelables, les transports durables, l’approvisionnement en eau, l’assainissement et la gestion des déchets, mais aussi les métiers de l’industrie, l’agriculture, l’administration… tout ce qui contribue à préserver ou à restaurer notre environnement.

Aux Etats-Unis, les investissements dans les technologies propres constitue déjà le troisième secteur d’investissement  après l’information et les biotechnologies.

 

Nous demandons une cartographie économique de la région et une cartographie des formations proposées par les écoles de tous les réseaux, et ce pour définir au mieux les besoins réels.

 

 

Autre proposition :

 

L’aménagement du territoire

L’espace public du nord de l’arrondissement est peu valorisant pour la région et pour le citoyen. L’abandon de site d’activité économique a souvent entraîné le déclin des zones d’habitat à proximité. Certaines zones sont sinistrées et doivent faire l’objet d’une restructuration profonde.

D’autre-part, les entrées des agglomérations sont souvent marquées par l’installation anarchique de grandes surfaces, de garages ou de commerces ayant une image peu avenante.

Dans le cadre de l’extension d’habitat et du commerce, du centre de Binche, nous ne percevons d’ailleurs pas d’objectifs clairement définis. Y a-t-il un cahier des charges ? La ville se contentera-t-elle des propositions d’éventuels promoteurs ? Construire du logement et développer sa ville demande une approche globale !

Pour permettre au citoyen de se réapproprier sa ville ou son quartier, Ecolo propose :

  • De réaliser des évaluations urbanistiques pour permettre un réinvestissement de l’espace public par le citoyen.
  • D’inciter les communes à élaborer un schéma de développement commercial et de favoriser l’implantation commerciale insérée dans le tissu urbain.
  • De favoriser la mobilité douce dans l’aménagement des routes.
  • De renforcer le maillage écologique à travers la ville ou sa périphérie (Haies, arbres, jardins publics…)

 

Conclusions :

 

La région ne manque pas d’atouts. Bien située, à faible distance de la capitale de l’Europe, et plus proche encore de la frontière française, elle dispose d’un gros potentiel de développement dans l’économie verte, et dans l’économie sociale. Ecolo soutient donc la création d’éco-zoning ou la rénovation des ZAE existantes en les inscrivant dans un développement durable.

 En créant des synergies, entre les réseaux d’enseignement et le monde de l’entreprise, nous pouvons favoriser les filières qualifiantes orientées vers les besoins réels, pour permettre aux plus jeunes de s’inscrire dans une dynamique positive de l’emploi.

Pour créer de l’emploi local, et répondre à une urgence sociale et climatique, il faut rénover le parc immobilier, et améliorer son efficacité énergétique. Cette politique doit être accompagnée d’un partenariat public ménage qui permettra à tout citoyen, d’investir dans son logement, d’en retirer les bénéfices économiques, et environnementaux.

L’amélioration du logement doit aussi s’accompagner d’une amélioration de son cadre de vie. Une dynamique générale visant à construire une politique cohérente et transversale de développement de quartiers durables doit être initiée.

 

 

 

 



SPF ECONOMIE, PME, CLASSES MOYENNES ET ENERGIE

DIRECTION GÉNÉRALE STATISTIQUE ET INFORMATION ECONOMIQUE

http://www.statbel.fgov.be/

 

[1] « L'indice de richesse est le rapport entre le revenu moyen par habitant d'une commune, d'un arrondissement, d'une province ou d'une région et le revenu moyen par habitant à l'échelle nationale. L'indice de richesse de la Belgique est de 100. Dès lors, un indice de richesse de 105 signifie que le revenu moyen par habitant étudié est supérieur de 5 % à la moyenne nationale » http://mineco.fgov.be/enterprises/atlasproject/Atlas2007_methode_fr.htm

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